le marché du pain

Dans le dictionnaire universel du pain, Steven Kaplan rappelle qu’au début du XXeme siècle, la consommation de pain en France était de 600 grammes par jour et par personne. Aujourd’hui, cette consommation est tombée à environ 120 grammes par personne et par jour. Toutefois, la tendance s’inverse et là où la consommation de pain ne cessait de décroître, la croissance est à nouveau en rendez-vous. 

Le rapport Xerfi « Boulangerie et Pâtisserie » en date du 7 novembre 2019 introduit son sujet dans les termes que voici : « La consommation des ménages en pains et pâtisseries fraîches aura encore été bien orientée en 2019 (+3% en volume). Ces produits sont en effet restés en bonne place dans les habitudes alimentaires des Français. En outre, ces derniers portent une attention croissante à la qualité de leur alimentation, une tendance qui les incite à davantage se tourner vers les pains spéciaux (pains aux céréales, bio, sans gluten, etc.), souvent mieux valorisés par les distributeurs ».

Les indicateurs retenus par ce même rapport confirment une accélération de l’activité, notamment dans sa forme artisanale enregistrant une forte croissance de son chiffre d’affaires en 2019 (+8%). Le rapport prédit que l’activité poursuivra sur sa lancée dans les prochaines années à hauteur de +8,5%. La montée en gamme de l’offre semble constante.

Cette montée en gamme fait écho à une prise de conscience sur l’importance de la qualité de l’alimentation qui gagne les ménages mais également les collectivités qui, de plus en plus, s’organisent, notamment pour la restauration collective qui leur incombe, pour répondre à ces nouvelles exigences.

A la fin des années 1990, la commune de Mouans-Sartoux était la première à proposer des repas 100% biologiques dans ses cantines scolaires. Depuis, ce mouvement s’accélère et le nombre des communes suivant cette trajectoire se multiplie, notamment favorisé par les dispositions de l’article L 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime.

A titre d’exemple, lissés sur l’année, 2900 repas par jour, 365 jours par an sont servis par la cuisine centrale de Carcassonne *.

La gastronomie locale peut également être intéressée par un pain de qualité. Il existe une vraie demande de pain biologique sur la ville.

Le besoin est réel et très conséquent particulièrement dans un contexte de sortie de crise sanitaire ayant démontré que l’alimentation est une nécessité impérieuse et qu’il importe de préserver des solutions agricoles de proximité offrant des garanties de résilience alimentaire et de qualité.

Il existe une vraie demande de pain biologique sur la ville.

I.- Au plus tard le 1er janvier 2022, les repas servis dans les restaurants collectifs dont les personnes morales de droit public ont la charge comprennent une part au moins égale, en valeur, à 50 % de produits répondant à l’une des conditions suivantes, les produits mentionnés au 2° alinéa du présent I devant représenter une part au moins égale, en valeur, à 20 % .